May 14, 2006

Asigra, encore un nom bizarre

Asigra (www.asigra.com), société d'origine Canadienne créée en 1986, est l'éditeur du logiciel Televaulting lancé sur l'idée innovatrice à l'époque de sauvegarde intelligente des bureaux et postes distants sans agent ou presque. Il y a peu, Asigra revendiquait plus de 3Po de données protégées et revêt donc l'habit envié de pionnier sur un marché en croissance rapide aujourd'hui avec l'explosion des volumes de données, les portables sont aujourd'hui livrés en standard avec des disques durs entre 60 et plus de 100Go pour certains. Sans oublier qu'Asigra a reçu plusieurs récompenses par différentes publications ou organismes: Byte&Switch, InfoWorld, SearchStorage, Storage Magazine ou même le Gartner qui reconnaissent tous le caractère innovant, la réalité de l'offre et les bénéfices utilisateurs.

Asigra se caractérise par son approche dite agent-less permettant d'éviter le déploiement systèmatique d'agent en vue de protéger les systèmes. Indépendamment de l'approche financière contournable si l'agent était gratuit, la complexité des configurations traditionnelles à agent est grandissante. L'administration est, à n'en pas douter, pas du tout transparente surtout quand le service est externalisé avec toute une série de ports TCP à laisser ouvert sur le Firewall ce que personne n'aime vraiment faire. C'est un vrai différentiateur car les 2 offres concurrentes - Avamar Axion et Symantec Veritas NetBackup PureDisk (quel nom !) - utilisent une approche avec agent sur chaque poste protégé.

Alors comment Asigra Televaulting fonctionne-t-il ? Simple et tout le monde aurait dû y penser... car beaucoup d'utilisateurs en ont révé MAIS seul Asigra le fait. L'architecture est en fait un modèle à 2 niveaux composés des couches DS-Client et DS-System. Il existe même la version DS-ClientLite pour les utilisateurs mobiles où un agent est installé sur chaque poste puisque le rattachement à un même DS-Client, traditionnel, est variable, le DS-Client pouvant potentiellement être différent en fonction du déplacement du poste.


La partie DS-Client doit être installée sur un site sur au moins un système qui tourne Windows, Mac ou Linux et capture toutes les données des machines sur ce même site, VMWare est supporté également. Ce poste équipé de la logique DS-Client assure la réduction de données, la compression et l'encryption et dialogue avec la partie centrale, le fameux DS-System, pour faire remonter les données des postes de ce site. La réduction de données est baptisée chez Asigra - chacun y va de son label pour se différentier, on en sort pas - Delta Blocking et Common File Elimination. DS-Client tient son intérêt dans son intégration avec les couches de contrôle réseau comme les domaines NT, Active Directory ou Novell NDS et utilise les mécanismes standards pour se connecter sur chaque système et effectuer les tâches de protection. Les utilisateurs se signant sur le réseau deviennent donc connus du DS-Client et sont donc pris en charge à partir de ce moment-là, la session poste / DS-Client étant établie. Le second point fort est la richesse du support applicatif (Oracle, SQLServer, Exchange, DB2, MySQL, GroupWise) loin devant ses 2 concurents, rien chez Symantec dans la version actuelle et plus réduit chez Avamar. Le chiffrement est basé sur DES ou AES sur 128, 192 ou 256 bits.

Le second élément fondamental au fonctionnement de l'ensemble est DS-System, la partie serveur, qui peut tourner sur Linux, Mac, Solaris ou Windows et être connecté à tout type de support de stockage: DAS, NAS ou SAN pour conserver les images de sauvegarde. Un mécanisme assez sophistiqué permet en cas de corruption de fichier sur l'espace central de le marquer afin d'être retransmis lors de la prochaine session de sauvegarde malgré sa présence préalable sur le site central. Le dernier exemplaire des fichiers demeure disponible sur le DS-Client afin d'être toujours disponible pour les postes locaux et permettre une restauration à la vitesse du LAN et non du WAN.

Quelques composants supplémentaires sont proposés comme un suivi de la qualité de service, la restauration des boites aux lettres au niveau message, le Bare Metal Restore sur Windows, la surveillance de client et serveur et bien sûr le couplage via SNMP aux frameworks du marché.

La dernière remarque réside dans la discrétion de l'outil, qui est léger en consommation, et surtout qui demeure quasi-invisible aux utilisateurs ce qui en fait l'outil préféré et de référence des hébergeurs et fourniseurs de services. Le prix du produit est basé sur la capacité réduite et compressée stockée sur le DS-System et c'est tout: de l'ordre de 50000€ pour le premier To et ensuite de l'ordre de 7000€ pour chaque To supplémentaire. Il se rapproche de l'esprit Symantec PureDisk, à moins que ce soit l'inverse, et constitue une vraie solution "Pay As You Grow". Un produit difficile à battre sans agent à tarifier ni installer, trés attractif en terme de prix avec un modèle simple et efficace (à la capacité réduite) et d'une trés grande simplicité de déploiement et d'utilisation. Attention à la concurrence car le produit est un petit bijou...
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