C'est confirmé, Tacit Networks fait l'acquisition de Mobiliti et valide la convergence entre WAFS et CDP. L'offre iShared mini devrait intégrer à terme les nouvelles fonctionnalités. Ca bouge dans le CDP.
24 janvier 2006
23 janvier 2006
et n'oublions pas IBM
Longtemps absent du monde CDP, IBM (www.ibm.com) semble aujourd'hui avoir une stratégie un peu plus claire avec essentiellement 2 approches : - la première orientée postes de travail et fichiers avec Tivoli Continuous Data Protection for Files parfait pour les environnements distants, de stations de travail et bureautique correspond à une architecture In-Band avec un agent client et un serveur central et peut être couplé à TSM. IBM est particuliérement agressif avec son produit CDP le proposant à 35$ par poste, le serveur étant à 995$, les offres incluant 12 mois de maintenance logicielle. Les dernières nouveautés annoncées récemment sont le support de fichiers Notes ou Outlook sur les postes avec la sauvegarde incrémentale bloc, le contrôle de la bande passante et le nombre de versions sur l'espace centralisé. Vous trouverez ici une démonstration flash de Tivoli CDP for Files. Cette offre permet à IBM d'être présent sur ce marché sans que son offre soit particuliérement différentiatrice.
- et la seconde orientée plus Entreprise grâce à un accord avec Mendocino Software pour le produit RealTime sur la gamme IBM pSeries. RealTime est une solution logicielle en mode client-serveur avec un serveur dédié au CDP et un agent installé sur chaque système à protéger. L'agent est chargé de la capture des données et il communique et transfert ses données au serveur CDP par IP. L'éditeur fait figure de véritable pionnier et leader technologique du secteur. Nous détaillerons dans les prochains jours la gamme CDP de Mendocino composée de RecoveryONE, le dernier né, et RealTime, le produit historique. Sur cette gamme entreprise, IBM fait figure de suiveur sans offre propre, IBM nous réserve-t-il une acquisition particulière sur ce segment en 2006, à suivre donc...
20 janvier 2006
Quand le CDP et le WAFS se rapprochent...
Tacit Networks (www.tacitnetworks.com), un des précurseurs de l'approche WAFS sur le marché, s'appréte à annoncer l'acquisition de Mobiliti (www.mobiliti.com), un spécialiste de la protection des postes nomades connu notamment par une offre de synchronization de fichiers et des fameux pst Outlook. Cette solution trés efficace par le transfert des seuls blocs modifiés des fichiers semble être le critère d'acquisition pour Tacit qui serait un acteur supplémentaire de la convergence entre CDP et WAFS, un autre trés actif étant XOsoft. Décidément 2006 se confirme comme une année phare pour le CDP.19 janvier 2006
BMC Software et XOsoft s'allient sur le CDP
BMC Software (www.bmc.com) signe un accord avec XOsoft, éditeur innovant entre autres de solutions CDP. L'accord porte sur l'intégration de XOsoft WANSync, un des outils de réplication et de CDP de l'éditeur, et de BMC SQL-BackTrack. XOsoft possède une vraie technologie CDP intégrée à la fois dans WANSync, WANSyncHA et Enterprise Rewinder. BMC quant à lui était, jusqu'à cette annonce, un absent significatif du domaine, c'est vrai sans réelle offre de protection de données. La résultante semble prometteuse et devrait satisfaire la base installée SQL-BackTrack qui commençait à s'essoufler sérieusement. Une offre sur laquelle compter en 2006, à suivre donc...18 janvier 2006
Les Awards TechTarget
TechTarget (www.techtarget.com) vient de décerner les récompenses 2005 aux fournisseurs de solutions pour les plateformes Windows et dans un second temps pour les solutions dédiées aux environnements de Messagerie.Parmi les catégories existantes, la catégorie Storage Management Software
nous intéresse particuliérement. Le vainqueur est Storactive LiveBackup 2.9 qui reçoit le Gold Award, récompensant ainsi une vraie solution CDP.Et pour la catégorie Backup/Restore de Messagerie, le Gold Award est Mimosa NearPoint for Microsoft Exchange 1.0, le Silver Award est CommVault QiNetix 5.9 et le Bronze Award est EMC Legato NetWorker Module for Microsoft Exchange Server. La lutte 2006 s'annonce active...
17 janvier 2006
Asempra, encore une startup...
Asempra Technologies (www.asempra.com) est un acteur récemment sorti de l'ombre avec une offre proche des autres acteurs actifs du CDP. Là aussi, une société où figure un ancien expert du stockage passé chez VERITAS Software, Marty Ward, VP Marketing et Produits. L'offre est baptisée BCS pour Business Continuity Server et supporte les serveurs sous Windows 2000 ou 2003, SQL Server et Exchange. L'architecture du produit est In-Band composée donc d'un driver installé sur le serveur à protéger, responsable de la capture des données, et d'un appliance, composé de 3 machines 1U redondantes, chargé de recevoir les données envoyées par le driver au travers d'un réseau IP. Le tout administrable au travers d'une console Web déporté qui permet d'administrer plusieurs configurations CDP bâties sur le même serveur Asempra BCS. L'intérêt de la solution réside dans sa capacité à suivre et stocker les modifications au niveau de la transaction, le fameux Transaction-aware. Il s'agit de garantir la protection continue de chaque transaction sur une zone WORM avec une intégrité parfaite et une capacité de recouvrement APIT* instantanée grâce à Asempra Virtual On-Demand Recovery, une invention brévetée de l'éditeur, quelque soit le volume de données mise en jeu.
Une vidéo réalisée lors du lancement du produit en Septembre 2005 est disponible ici (~36Mo). Une vraie offre CDP à suivre donc...

*APIT: Any Point-In-Time image
16 janvier 2006
Storactive, "du bon CDP" pour Windows
Storactive (www.storactive.com) est un éditeur de logiciels encore privé et de petite taille qui possède 2 produits intéressants: LiveBackup et LiveServ spécialement pensés pour l'environnement Windows. L'éditeur est dirigé aujourd'hui par Neal Ater, ancien VP de l'activité Backup de VERITAS Software passé auparavant également chez Seagate Software et on retrouve également Brian Olson, un des pères de Replication Exec, un outil de réplication de fichiers sous windows assez fameux et innovateur par le passé du temps de Seagate Software. Les dernières tendances du backup avec l'omni-présence du disque ressemblent d'ailleurs étrangement aux techniques de réplication que nous connaissions par le passé. On s'aperçoit également que le marché est plus réceptif aux solutions de backup que de réplication d'où la tactique évidente des fournisseurs à intégrer des fonctionnalités voire renommer carrément leur produit vers ce segment. Les utilisateurs ne s'y trompent pas, eux qui comprennent davantage le backup que les autres technologies.LiveBackup tout d'abord, est composé de 2 éléments fondamentaux à son fonctionnement: LiveBackup Server et LiveBackup Client auxquels s'ajoutent la console et l'Archivage avec l'option LiveBackup Archive. La partie serveur nécessite SQL Server, IIS, un domaine NT ou Active Directory et un serveur dédié comme beaucoup de produits de protection sous Windows. La partie cliente est trés tolérante à partir du moment où une connexion TCP/IP existe quelque soit le type de réseau: LAN, WAN, Modem, Wireless avec ou sans VPN. Le principe est assez courant aussi puisqu'il s'agit d'une architecture CDP In-Band: les fichiers protégés sont une première fois copiés sur le serveur puis éventuellement compressés et ensuite seuls les blocs modifiés de ces fichiers, mêmes ouverts, sont envoyés sur le même serveur garantissant une utilisation efficace du réseau et de l'espace de stockage. Le suivi des modifications se fait au niveau de l'opération d'E/S sans ajout particulier d'un agent pour gérer les fichiers ouverts. Côté système, à chaque reboot, l'outil effectue un point de contrôle des fichiers systèmes et de la registry, faisable également à la demande lors d'une mise à jour par exemple. 4 types de recouvrement sont couverts par LiveBackup: le recouvrement de fichiers, le recouvrement de répertoire, le recouvrement de l'OS si celui-ci est défaillant mais bootable et enfin un vrai recouvrement Bare-Metal si l'OS est impossible à démarrer, ce démarrage étant possible par la création de médias de reprise grâce au System Wizard offert par la solution. Son efficacité vient aussi de sa capacité à dédoublonner les éléments sauvegardés sur le serveur et à compresser les informations sur le client avant envoi sur le réseau. En cas de coupure réseau, la protection est maintenue puisque les données à transiter sont stockées sur la machine cliente jusqu'à la prochaine connexion. Bien sûr, si une défaillance (perte d'un disque...) intervient pendant la période de déconnexion, cette information est perdue. Et pour protéger le serveur LiveBackup, on peut toujours utiliser Symantec Backup Exec, CA Brightstor ARCServe ou même NT Backup.
LiveBackup est donc une solution séduisante pour la protection temps-réelle, continue et transparente qui s'appuit sur des mécanismes de copie à distance et d'historisation. Par copie à distance, on indique simplement le transfert d'une copie des informations d'un système vers le stockage d'un autre serveur sur un simple réseau TCP/IP. Retrouvez une démonstration de LiveBackup ici (~22Mo).
LiveServ, second produit chez Storactive, est une philosophie LiveBackup dédiée à l'environnement Microsoft Exchange que nous ne détaillerons pas ici vu leur grande ressemblance.
Finalement que du bon CDP chez Storactive qui justifie la confiance placée dans les dirigeants de la société qui ont prouvé leur savoir-faire et leur capacité d'innovations par le passé. Reste que le produit fait du Windows et que du Windows, ce qui peut limiter son adoption dans des environnements où Linux fait son apparition. Côté Français, on peut retrouver le produit Storactive LiveBackup au catalogue d'Atempo.
13 janvier 2006
StorageTek EchoView est passé à la trappe...
Storage Technology (www.stortek.com) plus connu sous le nom StorageTek voire STK possédait un produit - EchoView - qui semblait se destiner au monde CDP. Le produit semble ne plus être au catalogue SUN, avec qui STK a fusionné second semestre 2005 pour 4.1 Mds $, et n'était déja plus au catalogue STK depuis quelques temps. Dommage, ce produit était prometteur et pouvait prétendre devenir un vrai CDP, rappelez-vous il avait reçu la récompense du Produit Innovant de l'année 2003 lors de Forum Stockage 2003.Pensé dés l'origine comme un véritable K-CDP*, un CDP proche ou à haute-fréquence, EchoView a été novateur sur son approche. Matérialisée par un appliance dédié, son architecture était In-Band et nécessitait donc l'installation d'un driver sur chaque système soumis à la politique de protection contrôlé par EchoView. Pour plus d'informations sur l'architecture In-Band, cliquez ici. Le système à protéger envoyait vers EchoView de façon régulière, et non permanente, toutes les 30 secondes, les captures de données effectuées par le driver grâce à un lien GbE dédié. La philosophie était donc d'offrir des PIT (Point-In-Time images) de volumes accessibles depuis le serveur et transferable par un second lien GbE.
Dommage que le produit soit stoppé car il s'agissait en n'en pas douter d'une vraie solution d'entreprise, certes K-CDP, mais qui aurait pu satisfaire bien des utilisateurs. A suivre donc, car SUN devrait nous réserver quelques chose autour de ce sujet sur cette année 2006 pleine de promesses.
*K-CDP: Kind of CDP, une sorte de CDP, un CDP Canada Dry.
12 janvier 2006
Microsoft Data Protection Manager, tout un programme...
Microsoft (www.microsoft.com), le dernier arrivé dans le monde de la protection de données, avait annoncé par le passé une petite révolution sur le sujet. Une fois de plus, elle n'a pas eu lieu, pas encore, le produit au nom barbare "Microsoft System Center Data Protection Manager" est en fait un K-CDP, c'est-à-dire un Canada Dry du CDP, un vrai-faux CDP. Il a même déja changé de nom au cours de sa très courte histoire. Je vous laisse jugé en lisant le Technical Overview du produit où il est clairement écrit que le produit propose le mode "Near Continuous" donc pas un vrai mode continue néanmoins il surfe sur l'acronyme à la mode. L'esprit du produit est de capturer et répliquer les modifications des fichiers des serveurs de production au niveau octet vers le serveur DPM et d'effectuer l'historisation des versions des fichiers grâce au service de snapshot de volume Microsoft (VSS*) à concurrence de 64 VSS maximum par volume. Au sens défini par le marché, DPM est une architecture In-Band. Microsoft indique clairement sa volonté de se coupler, aujourd'hui, aux autres produits de backup de l'entreprise, tels Windows Backup (NT Backup), Yosemite Backup (anciennement TapeWare), CommVault Galaxy ou Symantec Backup Exec.
Néanmoins, le produit reste limité et décevant, gageons que les futures versions seront plus complètes. Il faut installer un agent DPM sur chaque serveur à protéger permettant la copie asynchrone des données vers le serveur DPM et la conservation des données entre 2 synchronisations, un runtime SQL Server est fourni pour le serveur DPM lui-même et IIS 6.0 sans compter les services packs qui vont bien, comme d'habitude (SP1 ici) et bien sûr un domaine Active Directory actif. Citons aussi sa non capacité à protéger les environnements clusters ou les serveurs non présents dans le même domaine Active Directory que le serveur DPM. Et le plus fort réside dans le fait que DPM ne prend pas en charge SQL Server ou Exchange, les autres produits phares de l'éditeur, de même que Linux mais on s'en doutait.
Reste que le modèle semble assez robuste avec un mécanisme de protection lors d'une synchronisation entre un agent DPM et le serveur DPM, illustré par la création d'un checkpoint toutes les 2 minutes ou 10Mo facilitant la reprise de cette synchronisation au dernier point de contrôle connu. Cette phase de synchronisation peut intervenir 24 fois par jour avec donc au maximum un RPO** d'une heure ou avec un ordonnancement propre mais ne doit pas dépasser les 8 programmations par groupe de protection DPM. Les nouvelles données sur le serveur DPM subissent alors une historisation grâce à VSS dans la limite de 64 snapshots. Vous pouvez contrôler la quantité de bande passante utilisée, fonction indispensable pour ne pas monopoliser le réseau de l'entreprise la journée.
Le marché du CDP est en plein devenir et Microsoft pourrait bien nous surprendre en 2006 avec une acquisition dans le domaine, je pense à CommVault dans lequel Microsoft est actionnaire ou Mimosa Systems, Storactive, TimeSpring ou XOsoft.

* VSS: Volume Shadow Copy Services
** RPO: Recovery Point Objective ou "Fraîcheur de données"
04 janvier 2006
Revivio, un pionnier du CDP
Revivio (www.revivio.com) est véritablement un pionnier du CDP tout simplement par la présence dans son équipe dirigeante de Michael Rowan. Michael est co-fondateur et CTO (Chief Technology Officer) de Revivio créée en 2001 et a participé aussi à la création de StorageCom, acteur historique du CDP. Cette technologie a été ensuite cédée à Vyant Technologies qui n'existe plus aujourd'hui et dont toute la partie propriété intellectuelle a depuis été acquise par Mendocino Software, autre acteur du CDP, pour prolonger l'existence du produit, et l'enrichir, sous le nom RealTime.
Trés écouté sur le marché sur ce sujet, Michael est aussi trés actif au sein de la SNIA sur toutes les orientations de protection de données et bien sûr au sein du SIG CDP. Revivio demeure une société privée soutenue par une série d'investisseurs comme Charles River Ventures, Flagship Ventures, Bessemer Ventures Partner, Globespan Capital Partners et Nomura Group.Concernant la gamme de produit Revivio, elle se résume à un seul produit, le CPS1200, récemment décliné en CPS1200i. L'acronyme CPS signifie Continuous Protection System et la philosophie de fonctionnement entre le CPS1200 et le CPS1200i est la même, seule la taille de l'espace de stockage consacré au CDP différe. Il s'agit d'un boîtier (appliance) tournant sous Linux qui offre la fonction CDP dans une architecture Side-Band. Pour mémoire, le mode Side-Band est une sorte d'In-Band avec un flux non perturbé par le traitement CDP.
CPS est livré complet avec les unités disques internes afin de simplifier la mise en place de la solution. Cette solution est complète, rien n'est installé, en terme de couche CDP, sur les machines à protéger si ce n'est un simple gestionnaire de volumes afin de permettre la constitution d'un espace logique à au moins 2 chemins d'accés. Le gestionnaire de volumes peut être celui livré en standard avec l'OS ou acquis optionnellement. Le premier chemin est utilisé pour les échanges et transactions normales de production entre le serveur et le stockage primaire. Un second chemin dans lequel figure le CPS est utilisé pour estampiller temporellement tous les blocs le traversant. Le boîtier stocke sur sa propre unité tous les données historisées de cette façon sur des volumes baptisés TimeSafe en écriture seulement ainsi que les enregistrements des temps, l'indexation des blocs... au sein de la base de données TimeStore. Lors d'une restauration, le CPS présente instantanément au serveur un volume TimeImage du moment choisi, n'importe lequel (notion de Any Point-In-Time image), pour vérifier s'il contient l'information recherchée et s'il est cohérent. Cette action faite, l'application peut immédiatement continuer sa vie à partir de ce point de recouvrement et la production continue.
Pour s'orienter vers une configuration résistante aux sinistres, Revivio permet à 2 CPS d'être connectés entre eux afin de dupliquer à distance les informations des CPS respectifs. Ce module fonctionne en mode synchrone ou asynchrone, de façon unidirectionelle ou bidirectionnelle, et sur des réseaux Fibre Channel ou IP.Pour compléter notre propos, précisons qu'il n'y a pas besoin de module applicatif pour sauvegarder une application particulière et tous les formats sont supportés: systèmes de fichiers, base de données sur unité de stockage native (raw) ou tout autre format.
03 janvier 2006
Le CDP de Syncsort est là
Syncsort (www.syncsort.com), bien connu du monde mainframe par son outil de tri SyncSort ou par FilePort, est également un acteur de la sauvegarde peut-être moins connu que les majors mais cité depuis plusieurs éditions dans le Magic Quadrant du Gartner. C'est donc un acteur qui compte notamment aux états-unis mais également en Europe où il est présent depuis plusieurs années. Syncsort dispose donc avec Backup Express 2.35 de la fonction CDP tant attendue. Elle est couplable à Network Appliance SnapVault pour les environnements Microsoft Windows, SQL Server et Exchange. Retrouvez ici (1 - 2) 2 webcasts délivrés récemment par Syncsort à propos de leur offre CDP.02 janvier 2006
Les leaders du backup absents du CDP
Incroyable mais vrai, les leaders du backup/recovery mentionnés dans le fameux Magic Quadrant du Gartner sont absents du segment CDP dans leur offre de backup. Ainsi, de droite vers la gauche puis de haut en bas sur le Magic Quadrant:
- CommVault a lancé en cette fin d'année 2005 la version 6.1 de QiNetix et offre une fonction CDP interessante avec le produit ContinuousDataReplicator,
- VERITAS Software (Symantec) ne propose pas d'option CDP avec NetBackup si ce n'est pour les portables et les bureaux distants (Desktop and Laptop Option - DLO), à suivre peut-être sur 2006,
- Legato Systems (EMC) est présent uniquement avec l'offre EMC RecoverPoint, offre OEM de Mendocino Software (RecoveryONE), mais la branche logicielle d'EMC pourrait aussi nous surprendre sur 2006,
- IBM est surprenant par une présence CDP uniquement sur les postes nomades et bureaux distants avec IBM Tivoli Continuous Data Protection for Files même si un accord demeure avec Mendocino Software pour l'offre RealTime sur la gamme pSeries,
- Syncsort est lui aussi présent avec Backup Express qui offre une fonction CDP,
- CA n'est pas présent sur le segment CDP si ce n'est pas un accord avec StorActive,
- BakBone est le dernier arrivé avec l'acquisition de Constant Data mais aucun plan d'intégration n'est à ce jour public,
- HP est positionné avec 2 offres, l'une Windows avec Microsoft DPM, un vrai-faux CDP, et l'autre plutôt Entreprise avec la seule offre CDP out-of-Band du marché RecoveryOne de Mendocino Software,
- et Atempo avec l'offre LiveBackup issu de Storactive plutôt pour les environnements Windows distribués.
01 janvier 2006
Bilan 2005 et Perspectives 2006
L'année 2005 fut l'année du CDP, j'en veux pour preuve l'activité sur le sujet: plus de 50 annonces de presse. Le nombre de sociétés est aussi en croissance, nous référençons prés de 40 sociétés. La seconde forte activité sous-jacente fut l'OEM avec la signature de nombreux accords, la palme revient à Mendocino Software, avec RecoveryONE et RealTime, qui a signé avec EMC, HP et IBM et Microsoft qui a conclu également un certain nombre d'accord avec son vrai-faux CDP, le trop fameux DPM. Le dernier aspect est la bataille autour des applications où certains acteurs, surtout Windows, offrent des agents applicatifs où les autres s'en passent royalement. Reste que le CDP de 2005 se sera surtout montré par les startups actives sur le sujet et par l'absence des majors du backup. D'où une relative faible adoption de la technologie notamment par les grands comptes, clients de ces majors, par absence de fonction CDP à leur produit. Et là réside le paradoxe: les grands comptes ont besoin de RPO et RTO courts voires nuls, ce que propose le CDP, mais ils sont clients de grands fournisseurs sans fonctionnalité CDP. Ces mêmes clients ne sont pas prêts à ajouter une telle fonction, même fondamentale, à leur environnement critique, venant d'un acteur de taille réduite. Ils attendent donc la disponibilité de la fameuse fonction au catalogue des grands faiseurs du marché.
2006 devrait donc être une année de confirmation et d'adoption de la technologie avec l'apparition d'offres CDP mûres et complètes facilitant le décollage des ventes. L'OEM se confirmera, les acquisitions également et certaines sociétés et produits CDP passeront chez les majors. Ainsi les fonctions CDP seront présentes chez tous les grands permettant une vraie bataille commerciale sur une fonctionnalité devenue banale donc peu chère à priori.
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